Après une nuit moins fraîche que la précédente, réveil avec les premières lueurs sur le rempart... Le
temps de faire chauffer un tit café et de monter au point de vue histoire de voir d'un côté le rempart ouest, du Maïdo au Benare, et de l'autre La Nouvelle qui doucement s'éveille...
J'ai même été rejoint dans ma contemplation par deux êtres sortis de l'obscurité...
Le Maïdo comme couronne...
Ti lamp ti lamp le cérémonial reprend au camp : émergeage, déjeunage, rangeage, enfin par pour tout le monde... Les
marmailles ont joué aux aventuriers, frais comme des cabris, pendant qu'on se préparait au menu du jour : la sortie par le col des Boeufs avec retrouvaille prévue à la Plaine des
tamarins avec les ravitailleurs venus à notre rencontre. Merci Wawa et Gaëlle, Ben, Fabrice et Amandine; un rougail-saucisses et zembrocal au menu, ça motive ses troupes
!
Z'apprennent vite, bientôt koh lanta...
Plus besoin de présenter...
Pour Gillou, y a qu'à demander...
Le Calumet en fond, un bout du Bronchard en bas à gauche...
A la minute où nous avons consenti à tressaillir, une fine pluie facilement apparentable à ce qu'on appelle communément
de la "farine" est venue nous faire la bise, et ne nous a plus quittés de la journée, ce qui ne rend que plus beau le geste accompli par nos cuisto-marcheurs-rouleurs (6h de voiture...).
Le côté positif ( y en a toujous un au pays des bisounours) c'est qu'on a pu tester l'étanchéité de notre sponsor officiel, c'est bien le progrès, on aurait moins fait les malins en Ariège en 64
avec les Pataugaz de 8 kilos et les gourdes en fer...
Au menu de la ballade : des marches principalement, qui montent exclusivement, et un peu de plat au milieu (le tout mouillé et boueux).
Margaux "tout au moral"... dur dur le 3ème jour mais elle l'a fait !
Pas de photo du gueuleton sous bâche, mais vous imaginez : vous marchez depuis 2 heures sous la flotte, avec des drôles,
l'estomac se rappelle à vous à intervalles réguliers, et d'un coup au milieu de la brume apparaît un feu, des gens et des marmittes, d'aucuns affirment même avoir vu un cubi de punch sauvage, et
un troupeau de dodos...
Forts de ce requinquage en règles, nous avons titubé arpenté les derniers hectomètres au rythme d'une longue chenille dodelinante, croisant ça
et là des congénères en guère meilleur état... Et puis finalement, nous avons vaincu, humides mais heureux, ce col pas très long mais costaud tout de même...
Bravo à tous les acteurs, mention particulière aux deux randonneurs les moins entraînés, ce sont eux les plus méritants !
Prête à y retourner ???
Il en reste à faire...
Moi je sens que je vais pas tarder à y retourner...
par mathieu
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Cette première nuit à Marla fut étoilée mais fraîche. Dormir près du feu c'est bien normalement, mais à cause
d'un week-end passé très festif dans le coin (concert avec 300 campeurs), impossible de faire un feu correct, plus de bois... Rassurez-vous, on a pu faire griller les saucisses quand même, on a
fini de se réchauffer avec les amis Charette et Dodo mais pas assez visiblement... préparation à revoir !
Au petit matin donc, nos gîteurs nous rejoignent l'oeil semi-collé, et c'est parti pour un p'tit déj autour des braises du feu, et ti lamp
ti lamp, tot do moun y bouz son carcasse et la caravane se remet en route direction... La Nouvelle, la "capitale" du cirque en quelque sorte avec ses 150 habitants...
Encore un ciel clair au-dessus du Morne de Fourches...
Did et les marmailles partis au taquet...
La tactique de l'élastique "didesque"... fumiste !
Pas de photos de l'avancée vers La nouvelle ici mais vous devriez en trouver chez mes complices. Au final et avec les
pauses (dont le barbec sauvage à la rivière) le temps nécessaire aura été le même que la veille (6h) mais le profil moins agressif aura fait du bien à certains genoux...
Même pas 16 heures et déjà posés, tentes plantées, y à plus qu'à retourner chercher du bois aperçu plus bas à la rivière, quelques troncs en courant c'est sympa (surtout sans la maison sur le
dos)...
Mission n°1 accomplie, reste une étape imortante : faire un sort à l'épicerie du coin pour ne surtout pas avoir froid une nuit de plus...
Bilan : couchés super-méga tard par rapport à la veille (22h30), pas eu froid, les saucisses ont pris feu mais on les a sauvées, j'ai juste un peu restitué avant de sombrer sur le banc en bois de me glisser dans mon duvet en soie de poil d'oie délicatement installé sur une couverture de survie (l'épaisseur est à
revoir, un peu dur le sol)...
Bref, une bonne soirée autour du feu, manquait que Bob Dylan mais il avait appelé, bloqué dans les bouchons, le con
!
Le camp de base vu d'en-haut...
par mathieu
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Ce matin lever aux aurores, vers 4h30, le ciel est étoilé sur Cilaos, ça promet une belle journée ! Je quitte le gîte
direction le stade pour le p'tit déj et la remise des dossards, départ prévu à 7h. Deux cafés, deux clopes et deux chocos plus tard, je fais quelques tours de stade en guise d'échauffement,
croisant ci et là quelques têtes connues avec qui discuter en attendant le coup de feu. C'est parti, comme d'hab calé en fond de peloton, le but est de trouver un rythme régulier. Dès les
premières foulées je sens que c'est un bon jour, je me sens léger, sûrement le bénéfice d'avoir crapahuté ces derniers temps avec un gros sac alors que là j'ai seulement un porte-bidons dans le
dos. J'alterne course et marche rapide sur la route forestière qui nous mène au pied du Bloc, le sentier du Piton des Neiges : 47 minutes, j'avais prévu 1h à la louche, ça me booste. Pendant la
montée je me sens très bien, mais par prudence j'hésite à doubler car je ne connais pas ces sensations et m'en méfie... Mais je double quand même de temps en temps quand ça rame vraiment trop, je
suis pas là pour une ballade non plus ! Basculement au sommet du bloc 1h33 plus tard, donc 2h20 de course depuis Cilaos, et il reste la dernière portion, celle entre le gîte et le sommet, que je
ne connais pas. Changement de décors, changement de rythme, j'accuse le coup (monté trop vite ?), l'altitude commence à me faire tourner la tête, obligé d'y aller ti-lamp ti-lamp comme on dit
chez nous... Plein cagnard, que de la caillasse, pratiquement pas de chemin, il me faudra 1h05 pour toucher le sommet de l'Océan Indien et découvrir une vue réellement magnifique de là-haut,
d'autant que l'horizon est dégagé de toutes parts.
Un quart d'heure de pause, le temps de récupérer un sac d'affaires sèches déposé par l'organisation le matin (merci l'hélico), il faut maintenant redescendre au village 2000 mètres plus bas,
d'autant qu'il se murmure qu'un rougail-saucisses nous y attend. Deux heures plus tard je confirme : excellent !
Je chevauche mon fidèle destrier dans la foulée et direction... l'Etang-Salé pour rejoindre la bande de furieux, malheureusement une houle conséquente nous priva de baignade, du coup on s'est
vengé à la case le soir avec apéro-carbo, histoire de mettre sur rails la virée mafataise prévue cette semaine : 3 jours avec marmailles et potaille en totale -ou presque- autonomie...
Et comme une promesse est une promesse, la médaille de ce 20ème cross du Piton des Neiges revient donc à Estelle qui avait pronostiqué 3h27, alors que j'ai mis 3h25'38" très exactement. En
espérant que ça t'encouragera à continuer les randos du dimanche matin, et en remerciant toutes celles et tous ceux qui ont participé !
Sur ce, mi ça va couche à moin, car zordi, moin la lèv vek ban coq.
par mathieu
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