Kekcékça ?

Vendredi 16 mai 2008
Mais de koikikose ???

Retour en arrière. Lors de notre épopée mafataise, avait lieu simultanément un évènement important pour 4 d'entre nous : le tirage au sort en vue du Grand Raid 2008, et comme l'an dernier j'avais trouvé ça un peu trop facile, même pas une ampoule à la fin, j'ai décidé de remettre le couvert cette année mais avec l'idée de taper un peu plus dedans pour "voir"... J'ai entraîné dans cette folie 3 barjots : Jean-Mi -alias l'homme qui n'a jamais fait de sport sauf à la Wii-, Paulo -alias le ti boug péi qui peut créer une surprise, j'annonce-, et enfin Sophie -alias ma moitié qui en matière de barjitude a l'équivalent d'un doctorat-. On peut même rajouter un 5ème larron en la personne de Tom Tom, le frérot d'Estelle qui, pendant que je pianotte tranquillou, est sûrement en train de trimballer son quintal sur les sentiers alpins, mais lui est exempt du tirage au sort en tant qu'"extérieur"...

Bref, alors que nous étions en train d'installer nos tentes du côté de La Nouvelle, le verdict est tombé, via Estelle justement qui grâce au net a eu l'info quasiment en temps réel... Pour cette année ce sera du 50% car Paul et Sophie n'ont pas eu la chance d'être les élus du destin, contrairement à JM et ma pomme donc...
Pour se consoler ils se sont quand même inscrits au Semi-Raid, qui bien que plus court (65 kms contre 145) demande une moyenne kilométrique plus élevé que son grand frère pour être mené à son terme (environ 3,5 kms/h contre 2,7), l'entraînement doit donc être mené avec assiduité...

Pour les curieux le parcours 2008 est visible ici :
http://www.grandraid-reunion.com/template.asp?page=110
Les n° de dossards viennent d'être attribué et ça donne ceci :
- Sophie : 5807
- Paulo : 5809
- Jean-Mi : 1462
- Ma face : 1681

Pour les métros qu'ont des gonades, y reste encore quelques places et vous avez encore le temps d'être prêts... Lors des vacances à Noël, il m'avait semblé entendre beaucoup de bonnes intentions mais depuis, silence radio...

Pis si y a rien à la TV ce soir, vous pouvez vous enquiller ces 7 petits films réalisés par un grognard du peloton, 10 participations à son actif ! Allez, magnéto serge...

Le parcours 2007...

Grand Raid 2007 - chap1 - Intro et parcours

Du départ au volcan...

Grand Raid 2007 Chap2 Depart-Volcan

Du volcan à Cilaos...

Grand Raid 2007 - Chap3 - Du Volcan à Cilaos

De Cilaos à Deux-Bras...

Grand Raid 2007 - Chap4 - Cilaos-Deux bras

De Deux-Bras à St-Denis...

Grand Raid 2007 Chap5 Deux Bras-St Denis

La remise des prix...

Grand Raid 2007 - Chap6 - Dimanche, remise des prix

Les premiers de la classe...

Grand Raid 2007 Chap7 Les 1er de la classe


Maintenant vous pouvez éteindre votre ordi et reprendre une activité normale, et d'ici-là méfiez-vous des... contrefaçons !!! 
par mathieu
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Mardi 13 mai 2008

Après une nuit moins fraîche que la précédente, réveil avec les premières lueurs sur le rempart... Le temps de faire chauffer un tit café et de monter au point de vue histoire de voir d'un côté le rempart ouest, du Maïdo au Benare, et de l'autre La Nouvelle qui doucement s'éveille...
J'ai même été rejoint dans ma contemplation par deux êtres sortis de l'obscurité...
             
                                                                              Le Maïdo comme couronne...

Ti lamp ti lamp le cérémonial reprend au camp : émergeage, déjeunage, rangeage, enfin par pour tout le monde... Les marmailles ont joué aux aventuriers, frais comme des cabris, pendant qu'on se préparait au menu du jour : la sortie par le col des Boeufs avec retrouvaille prévue à la Plaine des tamarins avec les ravitailleurs venus à notre rencontre. Merci Wawa et Gaëlle, Ben, Fabrice et Amandine; un rougail-saucisses et zembrocal au menu, ça motive ses troupes !

                                                                          Z'apprennent vite, bientôt koh lanta...

                                                                                  Plus besoin de présenter...  

                                                                             Pour Gillou, y a qu'à demander...  


                                               Le Calumet en fond, un bout du Bronchard en bas à gauche...

A la minute où nous avons consenti à tressaillir, une fine pluie facilement apparentable à ce qu'on appelle communément de la "farine" est venue nous faire la bise, et ne nous a plus quittés de la journée, ce qui ne rend que plus beau le geste accompli par nos cuisto-marcheurs-rouleurs (6h de voiture...).
Le côté positif ( y en a toujous un au pays des bisounours) c'est qu'on a pu tester l'étanchéité de notre sponsor officiel, c'est bien le progrès, on aurait moins fait les malins en Ariège en 64 avec les Pataugaz de 8 kilos et les gourdes en fer...
Au menu de la ballade : des marches principalement, qui montent exclusivement, et un peu de plat au milieu (le tout mouillé et boueux).

                                         Margaux "tout au moral"... dur dur le 3ème jour mais elle l'a fait !

Pas de photo du gueuleton sous bâche, mais vous imaginez : vous marchez depuis 2 heures sous la flotte, avec des drôles, l'estomac se rappelle à vous à intervalles réguliers, et d'un coup au milieu de la brume apparaît un feu, des gens et des marmittes, d'aucuns affirment même avoir vu un cubi de punch sauvage, et un troupeau de dodos...
Forts de ce requinquage en règles, nous avons titubé arpenté les derniers hectomètres au rythme d'une longue chenille dodelinante, croisant ça et là des congénères en guère meilleur état... Et puis finalement, nous avons vaincu, humides mais heureux, ce col pas très long mais costaud tout de même...
Bravo à tous les acteurs, mention particulière aux deux randonneurs les moins entraînés, ce sont eux les plus méritants !

                                                                                               Prête à y retourner ???

                                                              Il en reste à faire...

Moi je sens que je vais pas tarder à y retourner...
par mathieu
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Dimanche 11 mai 2008
Cette première nuit à Marla fut étoilée mais fraîche. Dormir près du feu c'est bien normalement, mais à cause d'un week-end passé très festif dans le coin (concert avec 300 campeurs), impossible de faire un feu correct, plus de bois... Rassurez-vous, on a pu faire griller les saucisses quand même, on a fini de se réchauffer avec les amis Charette et Dodo mais pas assez visiblement... préparation à revoir !
Au petit matin donc, nos gîteurs nous rejoignent l'oeil  semi-collé, et c'est parti pour un p'tit déj autour des braises du feu, et ti lamp ti lamp, tot do moun y bouz son carcasse et la caravane se remet en route direction... La Nouvelle, la "capitale" du cirque en quelque sorte avec ses 150 habitants...

                                                   Encore un ciel clair au-dessus du Morne de Fourches...

                                                               Did et les marmailles partis au taquet...

                                                        La tactique de l'élastique "didesque"... fumiste !

Pas de photos de l'avancée vers La nouvelle ici mais vous devriez en trouver chez mes complices. Au final et avec les pauses (dont le barbec sauvage à la rivière) le temps nécessaire aura été le même que la veille (6h) mais le profil moins agressif aura fait du bien à certains genoux...
Même pas 16 heures et déjà posés, tentes plantées, y à plus qu'à retourner chercher du bois aperçu plus bas à la rivière, quelques troncs en courant c'est sympa (surtout sans la maison sur le dos)...
Mission n°1 accomplie, reste une étape imortante : faire un sort à l'épicerie du coin pour ne surtout pas avoir froid une nuit de plus...
Bilan : couchés super-méga tard par rapport à la veille (22h30), pas eu froid, les saucisses ont pris feu mais on les a sauvées, j'ai juste un peu restitué avant de sombrer sur le banc en bois de me glisser dans mon duvet en soie de poil d'oie délicatement installé sur une couverture de survie (l'épaisseur est à revoir, un peu dur le sol)...

Bref, une bonne soirée autour du feu, manquait que Bob Dylan mais il avait appelé, bloqué dans les bouchons, le con !

                                                                          Le camp de base vu d'en-haut...
par mathieu
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Samedi 10 mai 2008
Voilà c'est fait, depuis le temps que j'en rêvais, nous l'avons fait : partir avec la ban famille et quelques dalons dans le paradis de la rando, le graal de l'évasion dans une nature -presque- préservée... Au programme, la boucle suivante en 3 jours : col des Boeufs-Marla-La Nouvelle-col des Boeufs... Gîte pour certains, bivouac pour d'autres, chargés comme des sherpas népalais nous voilà enfin prêts à nous mettre en branle à 11h mardi matin au col des Boeufs... Le temps est superbe, la vue dégagée, les saucisses bien au frais dans le sac isotherme, c'est parti !
                                                          Fait même beau sur Salazie, c'est dire...

                                                       La petite marche d'approche jusqu'au col...

                                                            Dans le fond l'objectif du jour : Marla..

La descente du départ jusqu'à la Plaine des Tamarins est composée de marches en bois, des genoux ont souffert mais finalement tout le monde s'est laissé descendre sans encombre pour une première pause casse-croûte mérité... Manon a eu du mal à repartir mais ce sera son seul coup de mou des trois jours, bravo ma grande, ou lé un chef !

                                                   La technique parfaite : les bras pour l'équilibre...

                                                              Certain(e)s seraient bien restés là...

                                                             Le sourire après le remotivage...   

                                               Les tits cabris à l'oeuvre dans la Plaine des Tamarins...

                                                                      Pas doubler, on reste en rang...

                  Pause à la rivière, la prochaine fois j'amène un hameçon, les truites avaient l'air sympas...

Finalement, arrivés vers 17 heures à Marla, on a installé le camp de base et cherché le gîte, ramassé un peu de bois, assuré le ravitaillement liquide à coups de dodo et de despé, puis la nuit nous a rapidement enveloppés vers 18 heures, place aux choses sérieuses...
                                                                   Z'ont l'air fatigués ? ? ?

                                            Tain, dans un an elle dépasse Paulo la mistinguette !

                                                                   On fait moins les malins déjà...

                                                                    Sont-y pas mignons ?...

Pas de photos de nous autour du feu, faut juste savoir que le thermos de rhum-tamarin s'est fait plein de copains, que vingt merguez ont trouvé des amies, et que tandis que les plus douillets dormaient au chaud dans le gîte, que les semi-warriors se lovaient dans leur tente Quechua (sponsor officiel du séjour), ben les purs baroudeurs, eux, ont passé la nuit à la belle étoile près du feu, bon d'accord on s'est caillé méchant paske Marla c'est haut quand même pis l'hiver approche à grand pas...
Au réveil le lendemain, trop dur, il fait encore un temps magnifique, un franc soleil juste comme il faut...
                                     Ou comment finir la nuit dans le lit de papa et maman...

                                                     Papa, je peux inviter un copain à dormir ? Heu...

                                          Le gîte réservé pour 3, occupé par... 4, cherchez l'erreur (on la voit)...

                                            On fait le plein de vitamines avant de se remettre en route...

                                                             Dans 10 ans on en reparle...

                                                  C'est bien ma fille, aucun doute ! Vive le kawa !


Petite dédicace en musique à tous les participants...



A suivre...
par mathieu
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Dimanche 4 mai 2008

Ce matin lever aux aurores, vers 4h30, le ciel est étoilé sur Cilaos, ça promet une belle journée ! Je quitte le gîte direction le stade pour le p'tit déj et la remise des dossards, départ prévu à 7h. Deux cafés, deux clopes et deux chocos plus tard, je fais quelques tours de stade en guise d'échauffement, croisant ci et là quelques têtes connues avec qui discuter en attendant le coup de feu. C'est parti, comme d'hab calé en fond de peloton, le but est de trouver un rythme régulier. Dès les premières foulées je sens que c'est un bon jour, je me sens léger, sûrement le bénéfice d'avoir crapahuté ces derniers temps avec un gros sac alors que là j'ai seulement un porte-bidons dans le dos. J'alterne course et marche rapide sur la route forestière qui nous mène au pied du Bloc, le sentier du Piton des Neiges : 47 minutes, j'avais prévu 1h à la louche, ça me booste. Pendant la montée je me sens très bien, mais par prudence j'hésite à doubler car je ne connais pas ces sensations et m'en méfie... Mais je double quand même de temps en temps quand ça rame vraiment trop, je suis pas là pour une ballade non plus ! Basculement au sommet du bloc 1h33 plus tard, donc 2h20 de course depuis Cilaos, et il reste la dernière portion, celle entre le gîte et le sommet, que je ne connais pas. Changement de décors, changement de rythme, j'accuse le coup (monté trop vite ?), l'altitude commence à me faire tourner la tête, obligé d'y aller ti-lamp ti-lamp comme on dit chez nous... Plein cagnard, que de la caillasse, pratiquement pas de chemin, il me faudra 1h05 pour toucher le sommet de l'Océan Indien et découvrir une vue réellement magnifique de là-haut, d'autant que l'horizon est dégagé de toutes parts.
Un quart d'heure de pause, le temps de récupérer un sac d'affaires sèches déposé par l'organisation le matin (merci l'hélico), il faut maintenant redescendre au village 2000 mètres plus bas, d'autant qu'il se murmure qu'un rougail-saucisses nous y attend. Deux heures plus tard je confirme : excellent !
Je chevauche mon fidèle destrier dans la foulée et direction... l'Etang-Salé pour rejoindre la bande de furieux, malheureusement une houle conséquente nous priva de baignade, du coup on s'est vengé à la case le soir avec apéro-carbo, histoire de mettre sur rails la virée mafataise prévue cette semaine : 3 jours avec marmailles et potaille en totale -ou presque- autonomie...
Et comme une promesse est une promesse, la médaille de ce 20ème cross du Piton des Neiges revient donc à Estelle qui avait pronostiqué 3h27, alors que j'ai mis 3h25'38" très exactement. En espérant que ça t'encouragera à continuer les randos du dimanche matin, et en remerciant toutes celles et tous ceux qui ont participé !
Sur ce, mi ça va couche à moin, car zordi, moin la lèv vek ban coq.

par mathieu
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