Kekcékça ?

Samedi 28 juin 2008
Mon contrat à durée déterminée d'homme au foyer à temps plein touchant à sa fin, fin des épreuves du concours oblige, je suis allé fêter ça en solo, 3 jours à... Mafate. Parti pour un pif paf de 2 jours, j'avais de quoi tenir le double au cas où, petit malin que je suis. Au programme, du nouveau : la canalisation des orangers, le sentier facteur entre roche plate et cayenne, la roche ancrée. Et du moins nouveau : la brèche, trois-roches, marla, et la sortie par la rivière des galets. Que dire ? Qu'il a fait mirifiquement beau, pas trop chaud pour cause d'hiver austral ? Pas d'humidité désagréable au réveil car saison sèche ? Que la gentillesse de l'accueil reçu à cayenne restera à jamais gravée ?
Seul bémol : la batterie le l'appareil-photo m'a abandonné le premier soir, donc pas de photos des deux derniers jours...

Au début il y a eu la montée en stop à sans-souci dans la benne d'un camion, j'avais laissé la moto plus bas par sécurité. Puis la marche d'approche jusqu'au début de la canalisation, un peu chiante mais pas trop longue. Et d'un coup il y a eu ça :


Coup de zoom grâce auquel on peut adlmirer la crête de la marianne et le piton cabris qui jouent avec l'ombre du soleil. La canalisation, pour ceux qui connaissent pas, c'est un long balcon sur le rempart ouest du cirque de mafate entre sans-souci et l'îlet des orangers, à 700 mètres d'altitude, presqu'exclusivement plat, pas trop dangereux mais à déconseiller avec de jeunes enfants car vigilance permanente nécessaire. Sur une dizaine de kilomètres, le panorama défile et évolue sans cesse.
Les araignées ont d'ailleurs le bon goût de s'y installer, pour la vue sans doute...

Les ouvriers qui travaillent suite à l'éboulis récent qui justifie la fermeture provisoire du sentier (je savais pas) se sont gentiment écartés pour nous laisser passer, moi et ma maison sur le dos.

D'où le nom de "canalisation"

Super pratique : tout près du chantier il y a une douche, pas le choix, c'est comme le pédiluve à la piscine !

Que du beau monde sur cette photo : le calumet, le morne de fourche, le gros morne...

La rivière des galets en contrebas, sortie prévue du dernier jour et gros point de ravitaillement du grand raid, avant la fameuse remontée sur dos d'âne tout en haut à gauche.

Une bonne mise en jambe d'autant que la suite s'annonce plus escarpée; dès la fin de la canalisation au "captage", le sentier typé mafatais commence et c'est parti pour une grimpette de 500 mètres jusqu'au ti col, sur la brèche du maïdo, sorte de goulet bétonné qui offre d'un coup un autre visage du cirque... Un monde minéral recouvert d'un chapeau nuageux qui tiend chaud pour la nuit.

En quelques minutes les premières cases de roche plate où je passerai finalement la nuit après avoir fait un aller-retour à marla pour régler un zafer...
le bronchard en gardien du hameau

Je connaissais pas le système, mais apparemment la formule se développe : pour une pincée d'euros, des habitants proposent au campeur de passage le terrain, la douche chaude et les toilettes, il suffit de suivre le panneau "camping". Le mien se composait d'un rectangle d'herbe verdoyante, la douche n'ayant de douche que le nom, pas grave, à grand jet à l'eau froide ça vivifie...

C'est ma dernière photo, donc fin de la ballade en image. le lendemain j'ai marché jusqu'à cayenne en suivant le parcours grand raid, et j'en retiens que le terrain est très casse pattes, tortueux, monte et descend par petites bosses mais bien raides et étroites, va falloir être  attentifs, surtout en descente. J'ai repéré des coins pour se baigner dans la rivière assez terribles, mais pour y accéder c'est chaud, et je suis tombé à cayenne sur la perle de l'accueil : 1 euro de plus qu'à roche plate mais :
- super terrain pour la tente
- barbecue + foyer (bois et essence si on est gentil comme moi)
- chaise longue (!!!!!)
- table, chaise de jardin (top)
- rhum de bienvenue (m'ont laissé la fin de la bouteille)
- cendrier garni (!?*!!)
- arbres fruiiers pour le hamac

Surréaliste, l'allée qui mène aux sanitaires est même éclairée par de petites torches la nuit, c'est du 3 étoiles version bivouac, la douche est monstrueuse !
Il m'ont expliqué qu'ils proposaient une version "tout confort" sur réservation : quand t'arrives, ta tente est montée, avec matelas (vrai), couette, oreiller, et dans le prix est compté :
- le goûter
- rhum, dodo, vin à volonté
- carri, repas complet
- petit déj

En gros, ils ne sont dans aucun guide, ne font pas de pub, mais le bouche à oreilles fait son travail, et je pense qu'ils ont pas tout faux avec leur zafer là... Ils descendent d'ailleurs sur la côte quinze jours en juillet et c'est pas impossible que je les invite à la case, Jean-François et Cathy de leurs prénoms.
par mathieu
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Dimanche 22 juin 2008

C'est le mot qui qualifie le mieux ce week-end. Il a commencé pour moi samedi matin à 2h30 quand le réveil a sonné. Une heure plus tard je suis au stade olympique de St Paul. Comme un vieux briscard je discute de la course à venir avec des copains, j'écoute les avis de chacun. Beaucoup de monde (640 coureurs), exactement comme lors de ma première course il y a moins d'un an, le marathon du tram train, au même endroit... Je me sens plutôt bien malgré le peu de sérieux dans la préparation, mon objectif encore une fois est juste d'aller au bout, et de donner le meilleur du moment. Si possible arriver avant la nuit. On doit monter au Grand-Benare par Sans-Souci, Ilet-Alcide, puis le Maïdo pour un total de 30 kms et 3400 m de dénivelé. Ensuite redescente sur 30 kms jusqu'à St Louis par la forêt des Makes, le Piton Cabris et les champs de canne pour finir. Le premiers tiers jusqu'au Maïdo s'est passé dans la difficulté : crampes au deux cuisses dès 3h de course, mais j'ai pu me refaire une santé grâce au super poste de ravitaillement tenu par les collègues du club et les conseils du coach (bois de la soupe !).

                                       Vincent, cette veste elle est énorme, bien ouéj !

Je suis resté 1/4 h afin de me réchauffer au soleil, sortir la manche longue car le sol était givré, dès 1500 m, les gants, le mp3 pour la montée au Grand-Benare. Davantage dans mon élément (jour, soleil, pourcentage gentil), j'ai pu m'exprimer et remonter progrsessivement quelques coureurs. C'est ça qui est bien dans ce sport, c'est qu'à coup sûr on sait qu'on connaîtra des phases de moins bien mais aussi des moments où on se sent léger, facile... Suis arrivé là-haut vers 11h, beau temps mais glacial, me suis offert une pause mérité de 10 min et me suis lancé dans la descente. On a beau savoir que la descente est plus traumatisante que la montée, que ça fait plus mal, on oublie... et c'est une erreur ! J'ai fait le premier tiers dans la caillasse prudemment, c'est vraiment pas un terrain où on peut se lâcher, à moins d'être fou. J'ai récolté quand même un échauffement très mal placé qui ne m'a lâché que sur la fin. Deuxième partie dans la forêt, boueux et plein de racines de cryptomérias glissantes, j'ai volé, en plein état de grâce. Troisième tiers j'ai payé, malade les deux dernières heures, impossible de courir, même dans les champs de canne en pente douce. J'ai marché comme un vieux pour finir mais j'ai fait un effort pour mes supportrices préférées. On a terminé en sprint tous les 3, sous les encouragements du speaker, et franchement, une belle arrivée ! Beaucoup d'applaudissements alors que les premiers sont arrivés depuis plus de 6 h, et que 250 sont encore derrière, plus haut dans la forêt.
Comité d'accueil au top, ça fait chaud au coeur, merci d'être venus !
                                                      Euh, je fais pas la bise (dans le texte)

                                                                                  Bien entouré...  

Vingt minutes plus tard, zappant le repas d'après course pour cause système digestif récalcitrant nous étions chez Amandine et Fabrice, à deux pas du stade, pour fêter les 33 ans de ce boug là:

Une soirée placée sous le signe de la cuisine au feu de bois : carry poulet et rougail saucisses préparés durant tout l'après-midi par un autre Fabrice, un pote du premier, à côté du Chou sur la photo. Une tuerie, franchement c'était tip top nickel, bravo à ou lo frer ! Une soirée particulière pour moi car pas en état et vite tombé, mais j'ai quand même eu le temps de profiter des potes, de la bière, du rhum (rhum vieux, je fais attention à ma santé), de la guacamole de nini, des blagues de wawa, mais suis parti méditer dans une chambre un peu avant les autres... Je sais que la nuit a été dure pour certaine (Estelle je compatis), joyeuse et festive pour d'autres...

 Finalement on a dormi sur place, nos invités sont allé dormir ailleurs, et au réveil ce matin j'ai eu la surprise de constater que nous étions les seuls à être restés, alors que c'était pas prévu. Finalement, un lendemain matin de fête dans la continuité de la veille... donc 3 h plus tard à l'heure de l'apéro on était pas très frais, faut dire que le soleil cognait et qu'un certain Yannick s'est pointé, on l'appelle "le nettoyeur"...


Concernant le principal interessé, l' a été gâté, la preuve spécial dédicace.


Faits à la main par Amélie et blague à part, j'ai mangé un bout de cafrine au réveil car j'étais déjà mort à l'heure du gâteau la veille. Le reste du dimanche s'est borné à en faire le moins possible, tous mes muscles sont endoloris, j'ai l'impression d'avoir pris des coups de latte partout.
par mathieu
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Jeudi 19 juin 2008

A peine remis du précédent que voilà l'autre qui pointe son nez, les semaines passent à une allure ! Alors au menu de celui-là, une course de montagne et pas des moindres, et un anniversaire à fêter, et pas des moindres...
Les festivités commencent même vendredi, jour où Sophie passe son oral pro pour le concours à St Denis, l'épreuve la plus importante de loin en terme de coeff, on croise tout ce qu'on peut...


A l'heure où j'écris ces lignes elle est déjà en train de filer vers son destin au volant de la superbe voiture de Mip-Mip car la nôtre, comment dire... est-ce encore une voiture ??? Elle dort ce soir chez Cat et Xav à la capitale afin d'être fraîche et dispo pour demain, mais je me fais pas de souci, elle va tout déchirer !


Quant à moi, demain je monte à St Paul afin d'être frais et dispo pour la course de l'Arc en Ciel, la course mythique de l'ouest, avec au programme une ballade de St Paul à St Louis par le Grand Bénare, 2nd sommet de l'Océan Indien derrière le célébrissime Piton des Neiges : 61kms et 7000 m de dénivelé cumulé, un départ à 4 m d'altitude, une grimpette à 2898, pis la redescente au niveau de la mer, au stade des Roches Maigres, tout près tout près de chez..... Amandine et Fabrice, alias Le Chou, qui - quel art de la transition - fête samedi soir ses 33 printemps !

Si tout se passe bien, le départ ayant lieu à 4h dans la nuit de vendredi à samedi, je serai vers chez eux en fin d'après-midi, l'objectif étant d'arriver avant la nuit, c'est-à-dire avant 18h... prêt à me mettre une timballe fêter dignement l'annif de mon pote Jean-Fabrice (ou Chouchou pour les intimes), d'autant qu'en soirée bizarrement on se comprend bien, enfin j'me compriiiiinds !

Tout serait donc parfait dans le meilleur des mondes sauf que :
1) Sophie risque de rentrer tard demain soir...
2) Un pote peut me monter en début d'après-midi afin que j'aie pas de véhicule à récupérer à St Paul...
3) J'ai des enfants à récupérer à l'école à 15h30, donc bloqué à la case jusqu'au retour de la madre, laquelle devra ensuite me monter (et non l'inverse !) là-haut...

Conclusion : qui veut mes marmailles demain ???
PS : elles peuvent aider au ménage, laver la voiture, voire faire leurs devoirs dans les grands jours...

par mathieu
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Lundi 16 juin 2008

Question : on fait quoi quand on vient de passer une heure à faire un article avec des photos, de la vidéo, de l'esprit et du talent, et que tout d'un coup tout disparaît et qu'il ne reste qu'une page blanche ???

Réponse : on met 3 photos à l'arrache et on va fumer une clope, dégoûté...

                                                    Acte I


                                                            Acte II

                                                        Acte III
par mathieu
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Samedi 14 juin 2008

Franchement, se faire un p'tit concert en amoureux quand le dernier remonte à....1977, ça fait dresser les poils ! Au menu hier soir, Môssieur Thomas Fersen accompagné de Pierre Sangra au Ukulélé, sorte de mini-guitare au son magnifique.... Donc après avoir déposé la progéniture chez des gens pas trop fréquentables (donc des amis, cqfd), nous v'là partis direction le Tampon pour aller poser nos fesses dans un théâtre, assis confortablement sur des sièges non-inadéquats en se laissant griser par cet artiste envoûtant, qui pour l'occasion nous a fait revisiter son répertoire... Et comme j'ai appris hier soir que certains ne connaissaient pas ("c'est un local ???"), v'là une ch'tite vidéo pour donner une idée, mais en vrai c'est mieux, il va sans dire, surtout quand on se met "en condition" avant, vous m'aurez compris...
Allez, chut, on écoute (celle-là je connaissais pas d'ailleurs)


Ukulélé Session Thomas Fersen

Un p'tit clip en passant pour une chanson coup de coeur car les paroles ont été écrites pour moi...

Thomas Fersen - Deux Pieds

La suite du week-end s'annonce tout aussi festive et musicale : départ tout à l'heure pour la manifestation "somin tamarins" à Plateau-Caillou, avec au programme rollers pour les miss sur la toute nouvelle route avant qu'elle ne soit rendue définitivement à la dictature motorisée, puis concert du groupe mythique (ici) Oussanousava, dont je vais sur la champs glaner un extrait vidéo pour donner un aperçu...
Et bien non, na point video dispo, tant pis, j'essaierai de filmer un peu...

Dans la foulée, nous monterons au Guillaume pour une soirée woodstockienne avec tot do moun y dor là bas, chez Estelle et Eric, les nordistes de l'ouest, même qu'y paraît qu'y en a un qui...

Enfin bref, un putain de week-end qui déchire sa mémé (eh ça va je dis ce que je veux, c'est mon blog !)...

Grosses bises à la métro, notamment aux jeunes parents et en particulier à l'un d'entre-eux qui a annulé son concert de Radiohead à Nîmes (aux arènes) pour cause d'enfant en bas âge récalcitrant à faire ses nuits.... Très classe, sais pas si j'en aurais fait autant !
Ah les joies de la paternité, et ça ne fait que commencer !
par mathieu
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