Kekcékça ?

Dimanche 4 mai 2008

Ce matin lever aux aurores, vers 4h30, le ciel est étoilé sur Cilaos, ça promet une belle journée ! Je quitte le gîte direction le stade pour le p'tit déj et la remise des dossards, départ prévu à 7h. Deux cafés, deux clopes et deux chocos plus tard, je fais quelques tours de stade en guise d'échauffement, croisant ci et là quelques têtes connues avec qui discuter en attendant le coup de feu. C'est parti, comme d'hab calé en fond de peloton, le but est de trouver un rythme régulier. Dès les premières foulées je sens que c'est un bon jour, je me sens léger, sûrement le bénéfice d'avoir crapahuté ces derniers temps avec un gros sac alors que là j'ai seulement un porte-bidons dans le dos. J'alterne course et marche rapide sur la route forestière qui nous mène au pied du Bloc, le sentier du Piton des Neiges : 47 minutes, j'avais prévu 1h à la louche, ça me booste. Pendant la montée je me sens très bien, mais par prudence j'hésite à doubler car je ne connais pas ces sensations et m'en méfie... Mais je double quand même de temps en temps quand ça rame vraiment trop, je suis pas là pour une ballade non plus ! Basculement au sommet du bloc 1h33 plus tard, donc 2h20 de course depuis Cilaos, et il reste la dernière portion, celle entre le gîte et le sommet, que je ne connais pas. Changement de décors, changement de rythme, j'accuse le coup (monté trop vite ?), l'altitude commence à me faire tourner la tête, obligé d'y aller ti-lamp ti-lamp comme on dit chez nous... Plein cagnard, que de la caillasse, pratiquement pas de chemin, il me faudra 1h05 pour toucher le sommet de l'Océan Indien et découvrir une vue réellement magnifique de là-haut, d'autant que l'horizon est dégagé de toutes parts.
Un quart d'heure de pause, le temps de récupérer un sac d'affaires sèches déposé par l'organisation le matin (merci l'hélico), il faut maintenant redescendre au village 2000 mètres plus bas, d'autant qu'il se murmure qu'un rougail-saucisses nous y attend. Deux heures plus tard je confirme : excellent !
Je chevauche mon fidèle destrier dans la foulée et direction... l'Etang-Salé pour rejoindre la bande de furieux, malheureusement une houle conséquente nous priva de baignade, du coup on s'est vengé à la case le soir avec apéro-carbo, histoire de mettre sur rails la virée mafataise prévue cette semaine : 3 jours avec marmailles et potaille en totale -ou presque- autonomie...
Et comme une promesse est une promesse, la médaille de ce 20ème cross du Piton des Neiges revient donc à Estelle qui avait pronostiqué 3h27, alors que j'ai mis 3h25'38" très exactement. En espérant que ça t'encouragera à continuer les randos du dimanche matin, et en remerciant toutes celles et tous ceux qui ont participé !
Sur ce, mi ça va couche à moin, car zordi, moin la lèv vek ban coq.

par mathieu
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